Positionnement stratégique : Les cas du cacao, café, thé et sucre en examen

Le Bureau de mise à niveau des entreprises a mené une réflexion pour booster le développement des entreprises industrielles œuvrant dans ces filières.  

Le Bureau de mise à niveau (BMN) des entreprises a organisé le 14 janvier 2021 à Yaoundé, un atelier de réflexion sur le positionnement stratégique de quatre filières de l’agro-industrie. Il s’agit des industries du cacao, du café, du thé, et du sucre. Ledit atelier, qui se tient dans un contexte marqué par la pandémie de la Covid-19 qui n’a pas épargné la santé des industries, a connu la présence notable du directeur général de l’Office national du cacao et du café (ONCC) du Cameroun. De nombreux chefs d’entreprises étaient également au rendez-vous. 

Dans son propos de circonstance, le directeur du BMN a indiqué que « ces études de positionnement stratégique ont pour objectif principal de produire des données, informations et recommandations, susceptibles d’éclairer la décision du gouvernement, des investisseurs, des banques et des entreprises sur le positionnement stratégique des entreprises sur le marché de la fusion CEMAC/CEEAC, et à éveiller la conscience des entreprises camerounaises œuvrant dans les industries du cacao, du café, du thé et du sucre, sur les opportunités à saisir et les efforts à fournir pour améliorer leur compétitivité sur ces marchés ».

Chantal Elombat Mbedey a, par ailleurs, expliqué qu’« en commandant des études de positionnement stratégique des filières de l’agroalimentaire, le BMN s’acquitte de l’un de ses devoirs régaliens, qui consiste à contribuer à l’amélioration de l’environnement économique ». En tant qu’acteur central de la Mise à niveau des organisations au Cameroun, le BMN a déjà fait réaliser une série d’études sur le positionnement stratégique des filières du secteur de l’agroalimentaire.  Il s’agit notamment de celles portant sur la filière transformation des graines et fabrication de produits amylacés, de la filière oléagineux et aliments pour animaux, de la filière fruits et légumes, et de la filière tabac.

Le 09 juillet 2020 à Douala, le BMN avait organisé un atelier de restitution provisoire de deux études sur le positionnement stratégique des industries de la boisson, vins et spiritueux, et celle de la viande et du poisson. En outre, le BMN a déjà réalisé d’autres études comme celle relative au financement pérenne de la mise à niveau au Cameroun, et envisage de réaliser dans un proche avenir, des études de positionnement stratégique des industries du bois, ainsi que celle du textile et de la confection.

En guise de rappel, le développement du secteur de l’agro-alimentaire est l’un des piliers du Plan directeur de l’industrialisation (PDI), qui est au cœur de la politique de transformation structurelle de l’économie camerounaise, axe phare de la Stratégie nationale de développement (SND-30), qui fait de la mise à niveau des entreprises un des outils indispensables pour sa bonne mise en œuvre.

Interview

Michael Ndoping : « Nous voulons que nos industries soient plus compétitives »

Le directeur général de l’Office national du cacao et du café (ONCC) du Cameroun parle de l’intérêt des études de positionnement stratégique.

Propos recueillis par Y. N. Y.

Comment l’ONCC accueille-t-elle l’initiative du BMN de réaliser des études de positionnement stratégique des industries du cacao, café, thé et sucre ?

L’accueil est bon. Comme vous le voyez, il y a une étude qui a été réalisée sur la compétitivité de nos produits, en l’occurrence le cacao et le café, mais aussi le thé et le sucre. Nous sommes présents ici en tant qu’organe de ces deux premières filières, c’est-à-dire le cacao et le café, à l’effet d’apporter notre contribution au travail qui a été fait par les consultants commis par le BMN. Je ne veux pas présager de ce qui a été fait, mais nous sommes aussi là pour apporter notre expertise pour que ce travail soit profitable à tous.

On se demande justement si ce travail sera profitable localement, sachant qu’il n’y a pas vraiment de transformation de ces produits agricoles à une certaine échelle ?

Il est vrai qu’on nous a accusé depuis longtemps de n’exporter que les fèves de cacao et de café, au détriment de la transformation locale. Je voudrais dire que les gens ignorent qu’il y a déjà un grand début de transformation. Il y a déjà aujourd’hui au moins quatre unités de transformation industrielle et nous avons une pléthore de transformateurs artisanaux de cacao. Sur le café, nous avons identifié une trentaine de torréfacteurs locaux. Nous sommes dans un milieu très compétitif comme l’a expliqué madame le directeur du BMN. Notre présence ici procède de ce que nous voulons nous assurer que ce qui est déjà fait peut-être très compétitif. Et pour ceux qui veulent déjà se lancer dans ces industries, ce travail leur permettra de savoir quels sont les défis, et les opportunités à saisir.

Peut-on dire que les conclusions de ces études menées par le BMN constitueront pour l’ONCC une espèce de bréviaire ?

Nous sommes dans une œuvre humaine, donc imparfaite. En conséquence, toute contribution est la bienvenue. Nous sommes là parce que le cacao et le café représentent un secteur stratégique pour l’économie du Cameroun. Il y a une étude qui a été faite, nous allons écouter les experts et voir en quoi cela peut profiter à tout le monde. Le plus important pour nous, c’est que le développement de la compétitivité des industries du cacao et du café soit effectif. Nous voulons que ces industries soient plus compétitives.

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  1. Yana Theodory dit :

    bonjour le BMN,
    comment faire pour s’approprier des conclusions de cette étude sur le cacao. en effet, je suis également un producteur et aimerais en savoir de cette étude et des perspectives
    merci de nous indiquer le jour du rendu et les modalités pour y participer ou alors que faire pour disposer des études stratégiques déja réalisées (tabac;